TRAJECTOIRE

   Olivier LOUCHE - Promotion 2011


  Mon métier de coach en entreprise consiste à accompagner les personnes qui dans le cadre de leur travail traversent des difficultés, vivent des changements, ou souhaitent développer leurs potentiels et leurs talents. Je leur propose un accompagnement professionnel individuel ou collectif, en fonction de leurs besoins, le plus souvent sous forme d'entretiens. Un coaching se déroule sur une période courte, dans un cadre éthique et déontologique, qui implique totale confidentialité.

Le Master 2 « Coaching et développement personnel en entreprise » est un cursus réputé pour son sérieux et son excellence, ce qui a tout de suite retenu mon attention. Cette formation m’a aidé à mieux comprendre les enjeux et les spécificités du coaching. Elle m’a servi à développer ma posture de coach grâce aux cours théoriques, à l'expérimentation pratique d'approches spécifiques et au partage d'expériences avec des praticiens aguerris. Ces études m’ont permis de mettre très rapidement un pied dans la profession puisque je décrochais mon premier coaching seulement quelques semaines après l’obtention du diplôme.

Ce que je retiens de mon passage à Assas ? Il s'agit d'une université prestigieuse qui mérite sa grande réputation grâce à la valeur de ses filières et à sa connaissance du monde entrepreneurial. Frank Bournois, Thierry Chavel et tous les intervenants du Master 2 « Coaching et développement personnel en entreprise » dispensent un enseignement de très grande qualité, véritable champ d'expérimentation sur le coaching, où théorie et pratique se mêlent avec justesse.

Je conseillerais aux étudiants qui veulent faire ce métier de s'interroger en profondeur sur ce qui les pousse à vouloir devenir coach. Le coaching est une activité qui nécessite un véritable travail de développement personnel et une formation rigoureuse afin d'être prêt à accompagner l'autre.

Une petite anecdote sur Assas ? Je me souviendrai longtemps de la soirée des majors, c'était un moment fort et symbolique. C'est en effet avec beaucoup d'émotion que j’ai reçu cette distinction durant une cérémonie chaleureuse et incarnée. Ma promotion comptait de nombreux étudiants de qualité et j'ai été fier de les représenter.

Quant à mon meilleur souvenir professionnel,je garde un souvenir ému de mon premier coaching. Je venais tout juste d’être diplômé, j’étais à la fois exalté et inquiet. Mon client a franchi la porte de mon cabinet totalement démoralisé, il en est ressorti à la fin de séance avec un large sourire. C'était une grande satisfaction d'avoir pu lui donner des pistes pour se remobiliser en l'orientant vers une nouvelle voie professionnelle. Ce jour là, j’ai compris que j’avais fait le bon choix en me tournant vers ce métier.
   
   Krystelle BIONDI - Promotion 2008


  J’exerce comme avocat depuis mai 2010, à la fois en conseil et contentieux majoritairement en propriété intellectuelle mais également pour tous les autres aspects liés à la vie de mes clients (droit du travail, procédures collectives…).
J’ai pour le moment la chance de travailler au sein d’une petite structure, ce qui me permet de tout voir, de plaider dès qu’une occasion se présente et de pouvoir développer ma clientèle personnelle à mon rythme.

C’est un métier extrêmement intéressant où l’ennui n’existe pas !

J’ai intégré Assas dès l’obtention de mon bac L et y ai effectué toutes mes études pour terminer par le Master 2 de propriété littéraire, artistique et industrielle du Professeur Gautier.
J’ai acquis tout au long de ces années une solide culture même si l’on peut parfois avoir l’impression que certaines matières ne vont jamais nous servir. Combien de fois ai-je entendu ou même dit « Mais le droit public ne me servira jamais ! ». On peut être surpris malgré tout de se souvenir des années après des fondamentaux de matières que l’on jugeait peu attractives et trouver cela bien utile !
J’ai également appris à raisonner et à argumenter, la base pour un avocat. Quand on dit que l’Université est synonyme de théorie et qu’on veut multiplier les stages pour la « pratique » - j’ai aussi pensé cela - c’est faux. Par exemple, les fameux cas pratiques ne sont ni plus ni moins que des consultations (souvent mieux ordonnées d’ailleurs) que l’on rédigera ensuite en cabinet. Le savoir et la méthodologie s’acquièrent à l’Université, nulle part ailleurs.
Les stages doivent être appréhendés comme des compléments à la formation universitaire, non comme un substitut pour pallier la soi-disant carence de celle-ci.

Quel souvenir je garde d'Assas? J’y ai d'abord rencontré certains de mes meilleurs amis ! Ensuite, je garde de très bons souvenirs tels la qualité des enseignements, les TD jusqu’à 22h qui soudaient les étudiants entre eux, les professeurs dont l’art oratoire me faisait pâlir d’envie (M. Delvolvé par exemple), les pauses au Luxembourg entre deux heures de cours (l’environnement est quand même exceptionnel) et tous les projets associatifs auxquels j’ai participé (Master Class, Job Fair, Rendez-vous de 5 heures…)
En effet, Assas a aussi été une expérience associative unique. D’abord Présidente de l’association de mon Master 2, je suis devenue Présidente et membre fondateur de l’association des anciens pour laquelle je m’occupe aujourd’hui des relations publiques. Avec 60 000 diplômés, la tâche est ardue mais cela vaut le coup. La première pierre a été posée avec l’annuaire, un formidable outil. Il reste désormais à faire vivre ce réseau. D’ailleurs, j’en profite pour passer un message à ceux qui voudraient nous rejoindre pour monter des projets, on vous attend !

Les conseils que je donnerais à un étudiant décidant de faire mon métier. Ne pas mépriser les matières pour lesquelles on manifeste le moins d’intérêt ! Il y aura toujours un moment dans sa carrière où l’on sera face à un dossier pour lequel on devra faire appel à d’autres connaissances beaucoup moins familières que celles cultivées quotidiennement grâce à sa spécialisation.
Et s’intéresser à l’actualité, lire le journal et pas seulement pour le grand O ! Je me souviens encore du Professeur Merle qui a tonné au premier cours de droit des affaires de licence : « Si vous ne savez pas ce qui se passe chez Moulinex en ce moment, ce n’est même pas la peine d’être là ! ». Je trouvais cela gonflé mais au final, même si c’était un peu exagéré, ce n’était pas si faux.

Une petite anecdote ? Il y en aurait plusieurs !
S’il fallait choisir, sans aucun doute l’élaboration de la toute première Job Fair en 2008 ! Entourée de camarades dynamiques et d’un professeur dévoué et novateur, nous avons pendant plusieurs mois travaillé d’arrache-pied pour organiser une soirée sur un yacht afin de se faire rencontrer professionnels et étudiants du Master 2. Un vrai succès enrichissant pour chacun de nous même si cela a demandé beaucoup de temps pour tout préparer, de l’élaboration de la stratégie d’appel de fonds à la vérification des listings de professionnels en passant par la construction de nos CV personnalisés, l’envoi de plusieurs centaines de courriers ou l’écriture des badges… C’est l’un de mes souvenirs les plus heureux de ces années d’études !
   
   François BLANC - Promotion 2006


  Vous présenter mon métier ? Il ne s’agit pas d’un métier, mais de la poursuite de mes études antérieures. J’ai continué ma formation après le Master 2 en droit public approfondi, par une thèse en droit public sous la direction de Monsieur le professeur Gaudemet. Celle-ci, qui a trait au droit public de l’économie, est en cours pour quelques mois encore. Et ce travail de recherche s’accompagne d’une charge de travaux dirigés, effectuée à Assas d’abord (en particulier à Melun) puis, actuellement, à l’Université Paris Dauphine.

Toutes mes études ont été accomplies à Paris II, depuis la première année de droit en 2001 : voici dix ans que j’arpente les locaux de l’Université ! Après deux années généralistes (l’ancien DEUG), j’ai choisi une spécialisation en droit public en licence et en maitrise, puis, enfin, en DEA de droit public approfondi. Au terme de celui-ci, j’ai pu obtenir une allocation de recherche pour entamer ma thèse, qui est vraiment le prolongement des années précédentes.
Ce que je retiens de mon passage à Assas ? Outre la grande qualité des enseignements, je retiens les diverses manifestations, les colloques fréquents. Je retiens aussi l’ambiance particulière, à mon époque, de la spécialisation en droit public. De la deuxième année généraliste à la troisième année, spécialisée, une grande majorité de l’effectif rejoint les filières privatistes… Ceci n’est pas sans avantage, notamment car on connaît plus vite ses camarades – et on en suit beaucoup en Master 1 puis en Master 2 (puis dans le doctorat ...).
Le conseil le plus important que je donnerais aux étudiants pour réussir est, me semble-t-il, est de discuter pleinement en amont, avec le directeur de thèse, afin d’être bien conscient des conditions pratiques et des débouchés de la thèse. Ceci permet de s’engager dans ce parcours en toute connaissance de cause et de mesurer ses exigences (ce qu’on ne réalise pas forcément, à 21 ou 23 ans, au sortir du Master 2).
Bien sûr, de bons résultats sont requis dans les diplômes antérieurs (et notamment en Master 1 et surtout Master 2), ainsi qu’un investissement particulier dans le Master 2. Le mémoire notamment est un premier pied à l’étrier de la recherche et de la thèse qui suit.

Une anecdote ? Pas d’anecdote en particulier, mais plutôt un constat souvent vérifié : le fait de rencontrer un ancien étudiant de Paris II est très fréquent, à Paris mais aussi en province ou à l’étranger. Un avocat, un notaire, un huissier, un journaliste, un assistant parlementaire, un banquier, un ingénieur … rencontrés de ci de là m’apprennent qu’ils sont passés par Assas à un moment de leur formation. Le réseau de l’Université paraît vraiment immense.
   
   Jonathan BROUTIN - Promotion 2002


  Je suis président fondateur de Seagull Institute (www.seagull-institute.com), un organisme éducatif qui permet à des étudiants français en commerce, marketing et communication de d’apprendre le « business à l’américaine » lors de séjours d’une semaine à 3 mois. Le programme est composé ainsi : le matin, nous offrons des cours académiques animés par des professeurs des universités les plus réputées de Chicago. L’après-midi, nos étudiants font des visites d’entreprises et rencontrent des professionnels de leur secteur d’industrie. Nous leur offrons l’opportunité d’apprendre de nouvelles technologies et de revenir en France avec beaucoup d’inspiration et d’idées à mettre en place dans leur industrie.

J’ai obtenu un master en marketing et communication des entreprises (anciennement DESS) en 2001-2002. Mes études m’ont effectivement permis d’accéder à mon métier actuel. Je travaille beaucoup sur des problématiques déjà abordées à l’université : identité de marque, positionnement et stratégie à long terme. Cependant, au-delà du diplôme, ce sont la personnalité et le caractère d’une personne qui font la différence.

Ce que je retiens de mon passage à Assas? Une énergie extraordinaire, des professeurs passionnés et passionnants, une fierté de faire partie de notre master qui est aujourd’hui l’un des plus réputés de France.

Voici les conseils que je donnerai à un étudiant décidant de faire mon métier : passion, ténacité, courage, respect, éthique et réseau.

Une petite anecdote ? On ne réussit pas seul dans la vie. Je dois mon succès à plusieurs personnes qui m’ont beaucoup aidé professionnellement. Monsieur Jacques Bille fait partie de ceux-là et je l’en remercie sincèrement. Je lui dois énormément.
   
   Mana LEWIS - Promotion 1982


  J’ai fondé ma start-up "Chez Mana" qui explore les interactions entre l’art, la technologie et le marketing. J’ai créé une offre qui allie les composantes artistiques de cultures diverses ciblant une audience internationale sur les réseaux sociaux et sur internet en général.
Après avoir obtenu ma maîtrise en Econométrie à Assas en 1982, je suis partie aux Etats-Unis où j’ai obtenu un Master en informatique au Mills College et effectué une thèse consacrée aux technologies de l’aide à la prise de décision. J’ai, par la suite, rejoint le groupe de recherche sur les compilateurs de Sun Microsystems. Puis après trois ans, j’ai intégré Transarc (devenu depuis lors IBM) à Pittsburgh pour un poste en Marketing Technique dans le domaine du “Distributed Computing”. Plus récemment je me suis consacrée au design et la gestion de fonds pour supporter des initiatives liées à l’art, et finalement la création de "Chez Mana".

Assas m’a permis d’acquérir une connaissance solide en terme de modélisation. Ma formation m’a appris à devenir plus autonome dans ma façon d’apprendre et de trouver des ressources. Je garde un souvenir tout particulier des cours de micro-économie et de Monsieur Desplas, mon professeur pendant l’année du DESS.

En tant que femme qui a démarré sa carrière professionnelle dans un monde essentiellement masculin, mon conseil serait de bien maîtriser les stratégies permettant de filtrer le caractère émotionnel du monde du travail, d’être persévérante et d’aiguiser ses qualités de communicante.

Les cours avaient lieu dans le grand amphi au rez-de-chaussée. A l’époque, tout le monde fumait et l’amphi était par conséquent un vrai fumoir ! Les étudiants prenaient des notes avec un crayon sur des supports papier. Le contenu des cours était d’autant plus précieux qu’il n’était pas disponible sous forme de manuel. Je suis récemment retournée à la fac et j’ai retrouvé cet amphi. Tout était comme à mon époque sauf le bruit des touches sur les claviers des ordinateurs. Les crayons avaient disparu.

J’espère qu'Assas deviendra encore plus internationale dans un monde qui évolue à une vitesse incroyable.